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stupeur….

Posted by nohantvic on 20/11/2016 in Divers |

Je viens de tourner la dernière page(hélas!)de « Défense et trahison »d’Anne Perry:

Après une brillante carrière militaire au service de la couronne d’Angleterre en Inde, l’estimé général Thaddeus Carlyon rencontre la mort, non dans l’affrontement d’une bataille, mais au cours d’un élégant dîner londonien. Accident ou homicide ? La belle Alexandra, épouse du général, confesse bientôt son meurtre, passible du gibet. William Monk, Hester Latterly et Oliver Rathbone travaillent d’arrache-pied pour faire tomber le mur de silence élevé par l’accusée et la famille de son mari ; ils cherchent désespérément une réponse à ce sombre et effrayant mystère, afin de sauver la vie d’une femme.

Le résumé ci dessus peut sembler tout à fait classique,celui d’un roman victorien comme Anne Perry a l’habitude de nous en concocter et que j’aime beaucoup par ailleurs comme la série de l’inspecteur Pitt et de sa femme Charlotte ou celle de Monk mais ne vous y trompez pas:la c’est de la dynamite!

Une description au scalpel de la société anglaise de l’époque avec,plus particulièrement,celle de la femme,qu’elle soit aristocrate,gouvernante ou infirmière,le tout au sein d’une intrigue qui monte crescendo….

Vers le milieu,je ne le cache pas,je me suis dit « Bon,c’est un peu longuet,ou veut elle en venir… »mais j’ai tenu bon et bien m’en a pris car les 100 dernières pages sont tout simplement époustouflantes…

Je vous défie de lâcher ce roman une fois le procès commencé…

Du grand art…Un suspens haletant…

Bonne lecture mais n’ayez ni rendez vous urgent ni souffle au four,les deux seraient ratés…

A bientot

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pourquoi pas moi ?

Posted by nohantvic on 15/11/2016 in Divers |

C’est « Flaubert à la Motte Picquet »de Laure Murat qui m’a donné des regrets :

en effet,j’aurais pu l’écrire !!

L’auteur profite de tous ses trajets pour essayer de dresser une cartographie de la lecture souterraine. Pendant des mois, elle a noté les titres, observé les mains qui feuillettent, les corps penchés sur les livres ou les tablettes, pour en tirer un petit recueil d’observations, promenade ludique au pays de la lecture envisagée comme activité underground . Dans ce récit volontiers poétique et souvent drôle, Laure Murat fait l’inventaire de tous les livres qui se trouvent à portée de ses yeux dans le métro.

Un livre pour tous les lecteurs qui ne peuvent s’empêcher de regarder par-dessus l’épaule de leur voisin de strapontin ce qui a toujours été mon cas.

Une véritable Comédie Humaine! A ce propos je ne peux que regretter que dans « l’inventaire » de Laure Murat point de Balzac et un Zola,un seul,mais l’auteur n’y est pour rien,bien sur…

Par contre,des titres notés,des découvertes et pour cela,je l’en remercie.

Je vous parlerai bientôt de « La relecture…. »un autre essai du même auteur..

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Edmond

Posted by nohantvic on 10/11/2016 in Divers |

Aujourd’hui, je cède la place à un ami souhaitant partager avec nous son ressenti par rapport à la pièce de théâtre qu’il vient d’aller voir: Edmond

Samedi soir, j’ai pris un risque

Nous sommes parents de deux jeunes enfants, et nous travaillons à mi-temps (soit, 12h par jour comme dirait Coluche); La fenêtre de tir en ce qui concerne les loisirs ne se présente donc pas souvent.

Ainsi, lorsque samedi dernier l’occasion de sortir en laissant les prunelles de nos yeux chez leurs grands-parents une dernière fois avant leur départ pour un tour du monde de 6 mois la question s’est naturellement posée : qu’allons-nous voir ?

Et justement, la dernière pièce d’Alexis Michalik, Edmond se joue au théâtre du Palais Royal. Ses deux précédentes pièces : « le cercle des illusionnistes »(Molière du meilleur spectacle 2014) et « le porteur d’histoire » nous ayant déjà séduits, pas d’hésitation.

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Alors pourquoi est-ce que nous prendrions un risque en allant voir cette troisième création ? Tout simplement car après deux magnifiques premières création, la troisième ne pourrait être du même niveau. Et ceci malgré l’adage « jamais deux … ».

Comme son titre l’indique à moitié, « Edmond » à pour sujet Edmond Rostand et plus précisément l’ensemble des péripéties au travers desquelles il a dû passer pour écrire et monter Cyrano de Bergerac.

Arrivés au théâtre et (mal) installés, nous sommes directement face aux acteurs qui sont déjà sur scène. La pièce démarre, les comédiens se mettent en ligne et Jean-Michel MARTIAL, de sa voix grave plante le décor. Nous sommes à Paris en 1895, l’affaire Dreyfus éclate, Félix Faure président du conseil part à la conquête de Madagascar … Et un certain Edmond Rostand lance sa nouvelle pièce, « la princesse lointaine » qui s’avéra être un four … un four noir.

A partir de là se déroule une histoire, qui n’a pas vraiment de fondement historique en dehors des principaux éléments que tout le monde connait. Ce fus d’ailleurs là la principale et seule critique de certains esprits ronchons d’une certaine émission de radio pour critiquer cette pièce qui de sa grande hauteur peut bien descendre quelques marches et toujours rester au sommet.

Bref, l’histoire, entièrement écrite pas Alexis Michalik, démarre. Edmond cet auteur ne montant que des fours ne cesse de chercher l’inspiration. Quand de fait, sa bonne amie, Sarah Bernhard (Valérie Vogt) lui obtient un rendez-vous avec le fameux acteur Constant Coquelin (Pierre Forest), Edmond (Guillaume Sentou) ne voulant pas rater l’opportunité se voit vendre une pièce qu’il n’a pas encore écrite. Or du fait des éléments du contexte, cette pièce devait être écrite et montée en trois semaines.

L’histoire se déroulant, je me posais une question de savoir comment l’auteur avait-il prévu d’intégrer cette fameuse première de Cyrano. Alexis Michalik allait-il choisir la facilité et simplement passer une bande sonore d’applaudissements pour seule chute, allait-il arrêter Edmond à l’aube de la première et ainsi laisser le spectateur combler le vide avec ce que l’on sait de l’avenir de la pièce ?

Rien de tout ça, des morceaux choisis de la pièce furent joués. Notamment, la scène de fin, où Cyrano vient retrouver Roxane au couvent pour leur rendez-vous hebdomadaire. Sublime !

Cette pièce est un enchantement, elle nous transporte dans le Paris de la fin du 19eme siècle et surtout au milieu d’une aventure littéraire où la prose affronte le vers. Les dialogues sont un plaisir trop rare à nos oreilles. Quel bonheur d’entendre ce français désuet et disparu qui met à l’honneur une langue française en lui faisant revêtir ses plus beaux habits.

Comme à son habitude, Alexis Michalik, donne plusieurs rôles à ses acteurs, cela implique une rigueur de mise en scène qu’il faut saluer. Tout est absolument transparent pour le spectateur, le spectacle se déroule comme une mécanique extrêmement bien huilée.
Les acteurs sont excellents. Edmond joué par Guillaume Sentou dont je ne connaissais que le duo « Garnier et Sentou » m’a beaucoup surpris, son interprétation était rythmé, juste avec un texte que tout acteur ne serait pas forcément capable de jouer.

Pierre Forest dans le rôle de Constant Coquelin était splendide en tant qu’acteur de théâtre aguerris mais aussi en tant que Cyrano et spécialement dans la scène de fin.

Si vous cherchez un spectacle original avec une magnifique mise en scène, d’excellents acteurs, un spectacle qui vous fasse réfléchir, foncez immédiatement voir Edmond au Palais Royal.
Vous en sortirez avec l’envie de voir ou de revoir, de lire ou de relire, de connaitre ou même d’approfondir les nombreux thèmes et références abordées …

Et si vous avez déjà été voir le spectacle, n’hésitez pas à aller voir les précédentes créations d’Alexis Michalik : « le cercle des illusionnistes » ou « le porteur d’histoire » elles se jouent forcément quelque part et si ce n’est pas le cas, c’est bien dommage.

Merci à Nohantvic pour son hospitalité « bloguesque ».

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Ecoutez….ma déception…

Posted by nohantvic on 27/09/2016 in Divers |

« Ecoutez nos défaites »de Laurent Gaudé

j’ai toujours détesté le mélange des genres
or ici on a à la fois un romantisme à la Levy, de descriptions apocalyptiques un peu de renseignement et de policier à la Musso, bref, le mélange des genres qui n’offre pas aux lecteurs un fil d’Ariane suffisamment solide pour suivre le livre !
et pourtant c’était un des livres de la rentrée qui avait attiré mon attention; »…retrouver un ancien membre de commandos…Grant…Hannibal…Selassié…épopée mélancolique et inquiète… »
Grant?Hannibal?Selassié?
J’aurais du me méfier….
Relisez ou lisez si vous avez cette chance de ne pas encore l’avoir lu « le soleil des Scorta »…
A bientôt pour continuer avec vous à explorer cette rentrée littéraire…

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Un tryptique

Posted by nohantvic on 24/09/2016 in Divers |

Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’Etat le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il fit ajouter une ultime condition au contrat : l’Etat devait lui acheter un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, et l’exposer au Louvre. A cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucune explication.

« Deux remords de Claude Monet » de Michel Bernard,construit comme un triptyque en peinture,Frédéric,Camille et Claude,nous apporte des éléments de réponse à travers une enquête resserrée autour de deux destins foudroyés,celui de Frederic Bazille,ami du peintre et de Camille,tendre compagne de ses débuts
Erudit,passionnant,un récit lumineux comme un aprés midi d’été,plein de poésie à la fois tendre et apaisant
A lire de toute urgence

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Un malentendu….. 

Posted by nohantvic on 23/09/2016 in Divers |

Paris est désormais au peuple. Tout chaviré. Aiguisé. Se baignant aux fontaines. La nuit est tombée. De petits groupes marchent sur les barrières. Ce sont des bandes d’ouvriers, de menuisiers, de tailleurs, gens ordinaires, mais aussi des porte-faix, des sans-emplois, des argotiers, sortis tout droit de leur échoppe ou du port au Bled. Et dans la nuit de la grande ville, il y eut alors une étincelle, cri de mica. L’octroi fut incendié. Puis un autre. Encore un autre. Les barrières brûlaient. Ce qui brûle projette sur ce qui nous entoure un je-ne-sais-quoi de fascinant. On danse autour du monde qui se renverse, le regard se perd dans le feu. Nous sommes de la paille.

Voilà résumé « 14 juillet »d’Eric Vuillard

Écrivain?Historien?Cinéaste?

La question se pose car de fiction ici,point:on revisite le 14 juillet vu par Eric Vuillard qui n’est pas historien apparemment
Pas de héros ni d’heroine,pas de roman à proprement dit…

Un objet non identifié

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un roman mais pas que…

Posted by nohantvic on 23/09/2016 in Divers |

difficile,cette rentrée littéraire,sombre,un peu glauque même…
suicides,cannibalisme,folie,meurtres d’enfants..
et pourtant…
en cherchant bien..
ici et là une pépite brille de tous ses feux,et n’attend que d’être découverte..
ainsi « l’indolente »de Françoise Cloarec
Françoise Cloarec ,souvenez vous, l’auteur de Séraphine,la vie rêvée de Séraphine de Senlis
Il est encore question de peinture dans l’Indolente
Qui est Marthe Bonnard ? Toujours jeune, souvent nue, on la voit sur les toiles des plus beaux musées du monde, pourtant elle reste mystérieuse. Elle se dissimule dans la lumière du peintre Pierre Bonnard, avec qui elle partage sa vie entre 1893 et 1942. Durant cette période, le couple voyage beaucoup, au rythme de la santé fragile de Marthe, et noue des amitiés dans le monde de l’art, Monet, Vuillard, Signac, Matisse…
Derrière les couleurs, le peintre du bonheur cache ses fantômes et ceux de sa femme. Ensemble ils n’auront pas d’enfant, mais ils feront une oeuvre.
A la mort de Pierre, veuf depuis cinq ans, leur histoire d’amour déclenchera une affaire judiciaire retentissante, émaillée de divers rebondissements. Car l’orpheline qui se disait être Marthe de Méligny avait une famille et un autre nom.
Je ne vous en dis pas plus,car c’est bien d’un thriller qu’il s’agit,un thriller nerveux,rythmé,un peu comme des coups de pinceau sur une toile et ce grâce à un style parfaitement adapté,phrases courtes,on va à la ligne,on fait des paragraphes,et une toile apparaît, peu à peu ,sous nos yeux, en 324 coups de pinceau..
Un livre et une toile,deux pour un,n’hésitez pas,lisez « L’indolente »
A bientôt pour d’autres pépites de cette rentrée…

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pour changer……

Posted by nohantvic on 09/08/2016 in Divers |

pour changer……un film…

« Rosalie Blum »de Julien Rappeneau avec Noemie Lvovsky

tendre,drôle avec une pointe de thriller,le tout dans un quotidien somme toute banal,un tour de force que Julien Rappeneau réussit parfaitement avec ,qui plus est,des acteurs comme Noémie Lvovsky ou Anémone absolument hilarante dans le rôle de la mère possessive…..
la vie,la vraie,celle ou on est heureux, se met en place pièce par pièce un peu comme le puzzle que Rosalie assemble tout le long du film…
on rit,on pleure…
un petit chef d’oeuvre…
pourquoi petit,d’ailleurs?

à voir et à revoir sans modération

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 Racine encore et toujours…..

Posted by nohantvic on 09/07/2016 in Divers |

démontrer que Andromaque de Racine est d’une actualité criante aujourd’hui encore et le faire à travers un thriller,voilà le double tour de force qu’a réalisé Elisa Vix avec « Andromicmac »,titre sur lequel j’émettrais une réserve, mais ce sera la seule, car sinon j’ai adoré ce polar …

Tout ce que j’aime:un héros récurrent,le lieutenant Thierry Sauvage,avec ses failles,ses faiblesses,son ex femme ,son fils,sa mère….une vie personnelle en un mot,et une vie professionnelle,collègues,hiérarchie …le tout au service d’une enquête,de deux enquêtes même qui se chevauchent,la principale d’entre elles étant basée sur la pièce de Racine que paradoxalement l’auteur nous donne envie de (re)lire tant elle parait parfaitement s’intégrer dans la « comédie humaine » d’aujourd’hui….

A dévorer sans modération mais en ayant du temps devant soi car impossible à lâcher….

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Cette saison là….

Posted by nohantvic on 26/03/2016 in Divers |

Cette  saison-là, les loups sont revenus dans la vallée. Et Nadia est arrivée. Nadia dont Estelle n’avait jamais entendu parler.La sœur jumelle de son mari pourtant. Après quatre années passées à New York,elle s’est installée dans le chalet de l’ubac,chez les jeunes époux.Là ou ils avaient fait leur nid quelques mois plus tôt,juste après leur mariage.Mais avec la présence de Nadia,quelque chose a changé.

Estelle a commencé à avoir peur.Peur pour son bébé.Sa petite Lilas si fragile.Si essentielle.

« Ubac »,c’est le premier roman d’ Elisa Vix que je lis,son dernier paru.

Quelle découverte!!Un texte glaçant dans le décor impérieux des Alpes hivernales. Le temps d’une saison de neige, tout  bascule,même ce qu’on croyait indestructible ….Ne pas se fier aux apparences…Rester sur ses gardes ,savoir ce qui est essentiel et le défendre bec et ongles…

Précipitez vous chez votre libraire,dans votre Médiathèque ,ou votre bibliothèque municipale mais trouvez le et lisez le…

Lisez le et faites le lire…

A bientôt pour de nouvelles aventures..

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